Un nombre croissant d’actifs cherchent à financer leur bilan de compétences, mais les options ne se valent pas toutes. Les dispositifs évoluent, les démarches aussi. Naviguer dans ce paysage peut vite devenir un casse-tête. Voici un tour d’horizon clair et concret des moyens d’accéder à cette étape décisive pour votre avenir professionnel.
1. Financer votre évaluation des compétences : grâce à votre CPF
Depuis janvier 2017, le Compte Personnel de Formation s’est imposé comme un véritable sésame pour bon nombre de salariés, agents ou cadres dirigeants. Une procédure allégée, réalisable en ligne, qui permet d’engager un bilan sans demander l’accord de l’employeur. La gestion se fait en quelques étapes, et la validation intervient souvent en un temps record. L’administration et les établissements publics demandent, elles, une démarche à part : agents de l’État et territoriaux passent par leur hiérarchie, les hospitaliers adressent leur dossier à l’ANFH.
2. Financer votre évaluation des compétences : via le plan de développement des compétences de votre employeur
Autre choix fréquent : solliciter son organisation, entreprise, association, administration, dans le cadre du plan de développement des compétences. Ici, l’intégralité des frais est couverte par l’employeur. En contrepartie, vous devez initier le dialogue avec votre service RH ou votre responsable. C’est un parcours qui implique discussion et accord, mais qui a l’avantage de ne rien laisser à votre charge.
3. Financer votre bilan de compétences : via Pôle emploi
Pôle emploi déploie l’Aide Individuelle à la Formation (AIF) pour les chercheurs d’emploi. Ce dispositif peut réellement ouvrir la voie à une réflexion profonde sur son projet professionnel, tout en accélérant le retour à l’activité. La demande se construit avec votre conseiller, qui valide la cohérence du bilan dans votre parcours. Claire, 42 ans, a ainsi pu relancer son projet après une reconversion, obtenant un financement complet grâce à cet accompagnement personnalisé.
4. Faire le choix du financement personnel
Certains décident de financer eux-mêmes leur bilan de compétences. Souplesse, rapidité, autonomie : cette option correspond à celles et ceux qui privilégient la liberté d’action. Pas de démarches administratives, pas d’attente, le choix du prestataire leur revient entièrement. Cette voie attire particulièrement celles et ceux qui veulent avancer sans dépendre d’un feu vert extérieur.
5. D’autres solutions de financement pour le bilan de compétences
D’autres dispositifs, moins connus mais tout aussi concrets, existent pour soutenir ces démarches. Parmi eux :
- L’AGEFIPH intervient pour les personnes en situation de handicap.
- La CARSAT, via son service social, accorde parfois une aide en cas de reconversion liée à la santé ou lors d’une réorientation professionnelle.
- Des conventions spécifiques, portées à l’échelle régionale ou ministérielle, rendent un appui possible à certains profils.
Prendre le temps d’évaluer ces alternatives peut s’avérer payant, surtout lorsque sa situation professionnelle relève de configurations particulières.
Auteur : Delphine FayeArticle réalisé pour Brigitte DelmontORIENTATION Martinique, Conseillère en évolution professionnelle et personnelle, Centre d’évaluation des compétences en Martinique (972)
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Oser enclencher ce bilan, c’est parfois commencer par pousser la bonne porte. À chaque professionnel de choisir l’option qui donnera corps à sa prochaine étape.

