Partir en France avec un visa touristique : ce qu’il faut savoir

Mis à jour : 06/05/19 | 5 juin 2019

Lorsqu’est venu le moment de préparer mon départ pour la Suède, une question s’est imposée : comment dépasser la fameuse barrière des 90 jours avec un simple visa touristique dans l’espace Schengen ? Ce casse-tête n’épargne personne : chaque année, des milliers de voyageurs s’arrachent les cheveux, et le sujet revient sans relâche dans ma boîte mail, surtout aux beaux jours.

« Comment puis-je rester en Europe plus de 90 jours ? » C’est la demande qui revient sans cesse.

La réponse, elle, n’a rien d’évident. Je savais que la manœuvre serait compliquée, mais ce n’est qu’en creusant vraiment le sujet que j’en ai mesuré la complexité. Pourtant, il existe quelques pistes pour prolonger son séjour en Europe au-delà de la limite. Elles restent méconnues, trop souvent éclipsées par la masse de désinformation.

Ce billet détaille les options pour rester en Europe passé le cap des 90 jours et partage des astuces pour s’installer sur le Vieux Continent. Avant d’entrer dans le vif du sujet, quelques précisions s’imposent :

Il faut comprendre une chose : l’Europe, ce n’est pas un bloc monolithique. Les règles de visa changent d’un pays à l’autre. Quand on parle de la « limite des 90 jours », il s’agit en fait de l’espace Schengen : 26 pays européens, soumis à une politique commune de circulation. Cela couvre la quasi-totalité de l’Union européenne, à l’exception de l’Irlande et du Royaume-Uni,, ainsi que quelques États hors UE. (Note : Quand je parle de « visa Schengen », ce n’est pas un document officiel à demander : j’utilise cette expression pour désigner la règle des 90 jours.)

Table des matières

  1. Qu’est-ce que le visa Schengen ?
  2. Partie 1 : Rester ou s’installer en Europe, version simple
  3. Partie 2 : Séjourner 90 jours dans l’espace Schengen
  4. Prolonger son visa ou son tampon Schengen : est-ce possible ?
  5. Obtenir un visa vacances-travail
  6. Visa de long séjour
  7. Visa étudiant
  8. Visa freelance
  9. Visa mariage
  10. Organiser ses voyages en Europe

Qu’est-ce que le visa Schengen ?

Le visa Schengen donne accès à 90 jours de séjour touristique dans ces pays :

Voici la liste complète des pays concernés :

  • Autriche
  • Belgique
  • République tchèque
  • Danemark
  • Estonie
  • Finlande
  • France
  • Allemagne
  • Grèce
  • Hongrie
  • Islande
  • Italie
  • Lettonie
  • Lituanie
  • Liechtenstein
  • Luxembourg
  • Malte
  • Pays-Bas
  • Norvège
  • Pologne
  • Portugal
  • Slovaquie
  • Slovénie
  • Espagne
  • Suède
  • Suisse

Grâce aux accords de Schengen, les frontières internes disparaissent : plus besoin de sortir son passeport à chaque passage. C’est presque comme si ces 26 pays ne formaient qu’une seule entité. Vous pouvez circuler librement, entrer et sortir quand bon vous semble. (Pour les résidents britanniques et irlandais, l’entrée reste permise sans restriction.)

Pour la plupart des nationalités, aucun visa n’est nécessaire : à l’arrivée, un simple tampon suffit. L’entrée et la sortie peuvent se faire par n’importe quel pays de la zone. Votre compteur de 90 jours démarre dès la première entrée sur une période de 180 jours, et ces jours sont cumulables, ils n’ont pas à être consécutifs. À partir du 181e jour, tout repart à zéro.

Un exemple concret : vous arrivez en janvier, passez 60 jours dans la zone, puis revenez en juin pour 10 jours supplémentaires. On totalise alors 70 jours sur 180. Seuls les jours de présence comptent. Si vous arrivez le 1er janvier et restez 90 jours d’affilée, vous devrez attendre le 1er juillet pour revenir.

Mais tout le monde ne bénéficie pas de cette flexibilité. De nombreux citoyens, notamment d’Afrique ou d’Asie, doivent faire une demande de visa Schengen avant le voyage, remplir un dossier, parfois obtenir leur visa pour un pays précis, et rien ne garantit l’acceptation.

Pour connaître les conditions exactes selon votre nationalité, rendez-vous sur le site de la Commission européenne ou consultez l’ambassade du pays d’arrivée.

Alors, comment prolonger son séjour dans l’espace Schengen ? Comment contourner la limite ? Voici le détail.

Partie 1 : Rester ou s’installer en Europe, version simple

Avec toutes ces réglementations, il existe une parade : alterner les pays visités. Le Royaume-Uni applique ses propres règles, autorisant jusqu’à 180 jours sur une année civile. Plusieurs États hors Schengen (Ukraine, Moldavie, Croatie, Irlande, Balkans…) permettent des séjours de 60 à 90 jours. Il suffit donc d’optimiser son itinéraire : 90 jours dans Schengen, puis direction l’Irlande, les Balkans, la Moldavie ou l’Ukraine. Une fois la « pause » effectuée, vous pouvez revenir, votre compteur Schengen remis à zéro.

Personnellement, j’ai passé trois mois entre Bulgarie, Roumanie, Ukraine et Angleterre, le temps que l’horloge reparte de zéro, avant de retourner en Allemagne pour Oktoberfest.

Pour ceux qui veulent prendre leur temps en Europe sans se lancer dans les démarches de visa, c’est la solution la plus simple : explorez aussi les pays hors Schengen. En attendant, ils ont de quoi occuper votre curiosité.

,-> En quête de conseils supplémentaires pour l’Europe ? Consultez mon guide de destination, vous y trouverez des infos concrètes pour organiser votre séjour et alléger la facture.

Partie 2 : Séjourner 90 jours dans l’espace Schengen

Mais si votre projet consiste à rester plus longtemps exclusivement dans l’espace Schengen ? Si vous avez six mois devant vous, et que vous voulez poser vos valises dans ces 26 pays ? Ou même vivre, travailler, apprendre une langue, tomber amoureux ?

Impossible, dans ce cas, de se contenter de « bouger » entre zones. Il faut envisager d’autres options. Mais, soyons clairs : il y en a peu.

Dépasser les 90 jours dans Schengen reste une entreprise ardue.

Commençons par comprendre la règle : la loi Schengen interdit de rester plus de 90 jours dans la zone sur une période de 180 jours. Au-delà, vous encourez amende et expulsion. La rigueur de l’application varie d’un pays à l’autre. Une petite entorse de quelques jours passe souvent inaperçue, mais au-delà, les ennuis guettent.

Certains pays ne plaisantent pas avec les dépassements : Allemagne, Pays-Bas, Pologne, Suisse, Scandinavie… Si vous repoussez trop la limite, ils peuvent vous interdire le territoire, tampon spécial à l’appui. Deux Australiens que je connais se sont fait arrêter à la sortie de Suisse pour deux semaines de trop, avertissement à la clé, vols ratés, nouvelle réservation.

Une connaissance a dépassé de six mois, tenté de quitter Amsterdam, et s’est retrouvée avec la mention « immigrante illégale » sur son passeport. Résultat : pour revenir, elle doit désormais solliciter un visa à l’ambassade, avec approbation préalable. Elle raconte : « J’ai tenté de quitter les Pays-Bas après avoir dépassé mon visa, ils ont dessiné à la main un insigne dans mon passeport et m’ont orientée vers l’IND pour savoir si je pourrais revenir dans l’espace Schengen. »

(Un autre blogueur rencontré récemment m’a confié avoir vécu la même mésaventure… mieux vaut donc éviter de jouer avec le feu !)

À l’inverse, quitter la Grèce, la France, l’Italie ou l’Espagne, les pays du sud, se fait souvent sans encombre, à condition de ne pas abuser. Lorsque j’ai quitté la Grèce, mon passeport n’a même pas été contrôlé. Une amie, tombée amoureuse en France, est restée un an avant de partir : aucun souci au passage de la frontière. L’Espagne, quant à elle, est réputée pour sa souplesse : de nombreux Américains y « oublient » de partir dans les temps, sans jamais être inquiétés.

Mais attention : au-delà de quelques jours, le risque n’est pas négligeable. On peut s’en tirer pour une petite semaine, surtout si l’on rentre chez soi, mais au-delà, la sanction peut tomber. Pour qui rêve de revenir en Europe, mieux vaut ne pas tenter le diable.

Peut-on prolonger son visa Schengen ? Les forums de voyage regorgent d’espoirs déçus : la question revient sans cesse, et la réponse ne varie pas. Non, il n’existe pas d’extension pour le visa touristique, ni pour le tampon à l’entrée. La limite des 90 jours est stricte, point.

Face à cet état de fait, quelles sont les alternatives ?

1. Obtenir un visa vacances-travail pour prolonger légalement son séjour

Le visa vacances-travail s’avère la solution la plus efficace pour rester plus longtemps, même si vous n’avez pas l’intention de travailler. Les ressortissants d’Australie, du Canada, de Nouvelle-Zélande (souvent aussi Corée du Sud et Japon) peuvent demander un visa vacances-travail d’un à deux ans dans plusieurs pays Schengen. Il suffit de déposer sa demande dans le pays choisi et d’avoir moins de 30 ans (parfois 35, par exemple pour les Canadiens en Suisse).

Il est même possible d’enchaîner les visas vacances-travail : une lectrice australienne a obtenu deux ans aux Pays-Bas, puis deux ans en Norvège. Elle et son compagnon ont surtout voyagé, faisant quelques petits boulots pour financer l’aventure. Précision : le visa ne permet de travailler que dans le pays qui l’a délivré.

Pour plus d’infos, consultez l’ambassade du pays qui vous intéresse : chaque pays gère son programme.

Pour les Américains, pas de visa vacances-travail dans Schengen, mais il existe une possibilité en Irlande pour les étudiants ou jeunes diplômés : vivre et travailler sur place, et ainsi profiter de l’Europe depuis Dublin.

2. Demander un visa de long séjour pour rester ou s’installer en Europe

La plupart des pays n’accordent pas de visa de long séjour aux visiteurs de passage. À force de recherches pour la Suède, j’ai découvert qu’il n’existe aucun visa touristique universel de longue durée pour l’espace Schengen. Certains pays délivrent des visas de résidence temporaire (classe C ou D, selon le pays), valables jusqu’à un an, mais chaque État fixe ses propres critères. Parfois c’est abordable, parfois un parcours du combattant.

Voici quelques exemples de pays où obtenir un visa de long séjour reste possible :

France
La France propose un visa visiteur de long séjour, valable jusqu’à un an. Il faut compter jusqu’à un mois de délai. Selon l’ambassade de France, « Le visa de visiteur (visa D) permet d’entrer en France pour un séjour de plus de trois mois. Les titulaires peuvent rester jusqu’à 12 mois selon la validité du visa et l’objet du séjour. »

La demande se fait sur rendez-vous au consulat français. Pas de passage à l’improviste.

Le jour du rendez-vous, il faudra présenter :

  • Un formulaire de demande rempli et signé
  • Une photo d’identité collée au formulaire
  • Le passeport original (délivré il y a moins de 10 ans, valable 3 mois après le retour, avec au moins 2 pages vierges)
  • Une lettre certifiée par un notaire, s’engageant à ne pas travailler
  • Une attestation d’emploi précisant la profession et les revenus
  • Preuve de ressources (relevés bancaires, portefeuille d’investissements…)
  • Attestation d’assurance médicale, incluant l’évacuation
  • Justificatif d’hébergement en France. (Détail flou : l’ambassade ne m’a jamais répondu à ce sujet. Utilisez l’adresse d’un ami ou réservez un logement remboursable pour l’entretien.)

À noter : il faut déposer la demande au plus tôt trois mois avant la date d’arrivée.

Pour plus d’informations, consultez le site de l’ambassade de France ou le consulat local.

Suède
La Suède délivre aussi un visa touristique de longue durée, valable jusqu’à un an. La procédure est simple mais très longue : jusqu’à huit mois d’attente ! Depuis le pays, cela va plus vite (quelques semaines). Deux exemplaires des documents sont exigés :

  • Formulaire de demande de permis de séjour
  • Copies notariées des pages du passeport (identité, validité, autres visas/tampons)
  • Relevé bancaire attestant de votre autonomie financière
  • Billet aller-retour
  • Attestation d’assurance couvrant l’étranger

Vous pouvez déposer la demande en personne (sans rendez-vous) ou par courrier au consulat suédois.

Après réception du dossier, un entretien est organisé avec un agent d’immigration. La plupart des demandeurs ont de la famille en Suède. Sinon, il faudra expliquer clairement pourquoi vous souhaitez rester, et prouver votre capacité à financer votre séjour. (Une simple curiosité pour la culture suédoise ne suffira pas !) Si vous postulez sur place, il faudra fournir l’adresse d’un résident local, qui devra vous accompagner à l’entretien.

Italie
Là aussi, l’Italie accepte les candidats capables de subvenir à leurs besoins et de garantir qu’ils ne travailleront pas. Les documents à réunir :

  • Formulaire de demande de visa de long séjour, rempli et signé en personne au consulat
  • Photo d’identité (format passeport)
  • Passeport valable trois mois après le séjour prévu (conservé durant l’instruction du dossier)
  • Attestation de revenus stables et justificatifs bancaires
  • Preuve de logement en Italie
  • Lettre motivant le séjour, précisant sa durée et le lieu de résidence
  • Extrait de casier judiciaire légalisé

Ce visa s’adresse à ceux qui souhaitent s’installer en Italie sans y travailler.

La Grèce, l’Espagne et le Portugal délivrent eux aussi des visas de longue durée, mais ils sont plutôt conçus pour les retraités ou salariés disposant d’importants moyens financiers. Rien n’empêche de tenter sa chance, mais les conditions sont bien plus strictes.

Quelques précisions supplémentaires :

  • Les exigences varient selon la nationalité. Certains dossiers devront contenir des pièces additionnelles. Vérifiez avec votre ambassade, et sachez que la demande peut être faite en dehors de votre pays d’origine.
  • Dans tous les cas, il faudra prouver des ressources suffisantes. On ne veut pas de candidats qui cherchent à contourner la règle pour travailler. Aucun montant précis n’est affiché, mais il semble qu’il faille au moins 25 000 USD sur votre compte pour espérer voir sa demande acceptée. Pour certains pays, ce seuil peut grimper, surtout si vous venez d’un pays en développement. Un garant peut même être exigé.

Une fois le visa obtenu, vous bénéficiez d’un statut de résident temporaire : libre circulation dans l’espace Schengen pendant la durée de validité, même si vous devez entrer/sortir par le pays d’émission.

ENCORE DES NOTES POUR LES AMÉRICAINS :

Pour les citoyens américains, la France dispose d’un accord bilatéral permettant un séjour supplémentaire de 90 jours en France, en plus des 90 jours Schengen, et ce sans visa. Oui, c’est bien réel : 90 jours de plus en France, à condition de rentrer ensuite directement aux États-Unis (et non de « faire le tour » pour réinitialiser le compteur Schengen).

Cette règle reste floue. Plusieurs consulats français confirment l’existence de la loi, sans pouvoir fournir le texte. Après de multiples recherches, j’ai fini par retrouver les documents diplomatiques originaux.

Le texte officiel précise : « Un accord bilatéral permet aux Américains de séjourner 90 jours sur 180 en France, hors temps passé dans le reste de Schengen. » Mais, en pratique, les contrôles aux frontières ayant disparu, difficile de prouver le temps passé uniquement en France. Les autorités recommandent donc de respecter la limite globale de 90 jours dans tout l’espace Schengen.

Le consulat de France à Washington ajoute : « Bien que cet accord ne soit pas officiellement abrogé, la police française des frontières demeure souveraine pour décider de son application à l’entrée ou à la sortie. »

Le Danemark et la Pologne disposent de règles similaires : 90 jours supplémentaires pour les Américains (et aussi Australiens, Canadiens, Chiliens, Israéliens, Japonais, Malaisiens, Néo-Zélandais, Singapouriens, Sud-Coréens). Pour le Danemark, il faut entrer directement depuis un autre pays Schengen et repartir sans repasser par Schengen. Pour la Pologne, il faut entrer/sortir depuis un pays hors Schengen (ex : vol direct New York-Varsovie).

En théorie, avec la suppression des frontières internes, certains pourraient tenter d’optimiser ce système, mais la multiplication des contrôles de passeports (crise migratoire, montée des gouvernements nationalistes) rend la manœuvre risquée. On m’a déjà interpellé en France pour ne pas avoir mon passeport lors d’un simple trajet en train. Prudence recommandée.

Note : Les règles polonaises sont fixées par une lettre d’accord de 1991 (copie disponible sur demande).

3. Demander un visa étudiant

Tous les pays de l’espace Schengen délivrent des visas étudiants à condition d’être inscrit dans un établissement reconnu. Ce dispositif nécessite de payer les frais de scolarité, mais le visa est quasiment garanti.

L’Espagne reste la destination la plus accessible (le Portugal aussi), avec une véritable industrie de cours d’espagnol pour « étudiants » étrangers. Il suffit de s’inscrire et d’obtenir une attestation d’inscription. (La demande doit se faire dans le pays de résidence.) Ce processus, bien décrit sur d’autres blogs, a un coût (cours, visa, vérifications), mais pour rester un an, cela peut valoir le coup.

4. Visa freelance : travailler ou s’installer en Europe

Certains pays proposent un visa freelance pour les indépendants, les artistes ou les travailleurs du web. Ce n’est pas destiné au touriste de passage, mais à ceux qui veulent s’installer durablement. Pendant l’instruction du dossier, votre séjour peut être prolongé de trois mois supplémentaires, mais inutile de tenter le coup juste pour « gagner du temps », l’effort serait disproportionné.

L’Allemagne tient la palme du visa freelance : accessible aux indépendants, artistes, ou toute personne disposant de revenus réguliers. Il suffit de déposer la demande une fois sur place, avec les documents suivants :

  • Formulaire de demande rempli
  • Deux photos d’identité
  • Relevés bancaires (plus vous avez de fonds, mieux c’est)
  • CV
  • Justificatif de résidence (contrat de location ou attestation d’hébergement)
  • Assurance santé allemande valable au moins un an (facile à obtenir sur place)

Il est conseillé de venir avec un germanophone, au cas où ; la procédure est souvent rapide. Parfois, le visa est délivré le jour même, sinon dans les semaines suivantes. Si le délai coïncide avec la fin de votre séjour touristique, une prolongation temporaire de trois mois est généralement accordée.

Il est rare d’être recalé si vous prouvez ressources et activité. La notion « d’artiste » est interprétée de façon large. Beaucoup d’amis ont obtenu ce visa sans difficulté.

La République tchèque propose aussi un visa indépendant, qui exige au moins 6 000 USD sur le compte. Le processus est détaillé par d’autres voyageurs sur le web.

L’Espagne a récemment instauré un visa freelance (« autonomo »), via une procédure similaire. Plus d’infos sur Spainguru.

Ces trois pays restent les plus accessibles pour ce type de visa. D’autres États l’autorisent, mais exigent des preuves fiscales et de vraies intentions d’implantation professionnelle.

5. Se marier et s’installer en Europe pour de bon !

Rencontrez l’âme sœur européenne (ou un(e) ami(e) proche) et demandez un visa de mariage ! Cela vous autorisera à rester le temps de la procédure, et ensuite à vous installer durablement sur le continent. Quand amour et immigration font cause commune…

********

La méthode la plus simple et la plus efficace pour séjourner longtemps en Europe reste d’alterner les destinations, afin de respecter la règle des 90 jours dans l’espace Schengen. De nombreux pays hors zone valent la découverte, et permettent d’optimiser son séjour.

Pour ceux qui, comme moi, souhaitent rester plus longtemps (ou s’installer durablement), il vous faudra naviguer entre les règles, préparer sérieusement votre dossier, et démontrer que vous avez les moyens de financer votre séjour. Les raisons invoquées doivent être solides : un simple attrait pour les bars grecs ne suffira pas à convaincre l’agent d’immigration.

Rester longtemps dans l’espace Schengen n’est pas un mythe inaccessible. Avec un peu d’anticipation et une bonne lecture des failles du système, il est tout à fait possible de profiter pleinement de l’Europe, au-delà des 90 jours, sans risquer de se voir fermer la porte définitivement.

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