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La présence d’un traiteur toulousain mal vu par les traiteurs catalans

Ce fut une stupeur lorsque les traiteurs catalans de Perpignan ont vu un traiteur toulousain gagner un marché pour servir au stade Aimé-Giral cette saison. En effet, la société Skandi et Pergo a été choisie pour être le traiteur officiel des loges de la tribune Chevalier et de la loge panoramique de la tribune Desclaux. Ce marché, estimé à 15?000 euros par rencontre et 200?000 euros par année, souvent destiné aux traiteurs de la région les a échappés cette année et ce n’est pas du gout de tout le monde.

Une incompréhension au sein de la communauté des traiteurs de la région

L’Union Sportive Arlequin Perpignanais est le club de rugby de Perpignan présent dans le top 14. Ce dernier est la fierté de toute cette région. De ce fait, chaque année, ce club confiait tous ses marchés pour chacune de ses prestations à des sociétés de la région voire même du département. C’est dans ce contexte que ce fut une stupeur pour beaucoup de personnes lorsque le club a choisi un Cino traiteur toulousain pour certains services qui étaient historiquement confiés à des sociétés perpignanaises. En effet, Skandi et Pergo, société toulousaine qui est professionnelle et expérimentée en la matière.

Elle travaille notamment pour le Stade toulousain ou Airbus. Toutefois, cela a amené stupeur et incompréhension chez les traiteurs de la région. Ainsi, Thierry Astruc, porte-parole d’une association de traiteurs de Perpignan a affirmé son regret et son incompréhension par rapport à ce choix de L’USAP. Il affirme aussi «?Nous n’avons rien contre cette entreprise qui fait son travail, mais nous ne pouvons pas accepter que l’USAP ne privilégie pas l’économie locale?».

Les raisons de ce choix de la part de l’Union Sportive Arlequin Perpignanais

Ce soudain intérêt de l’USAP pour un prestataire extérieur s’explique par plusieurs raisons selon Denis Navizet. En premier lieu, certaines entreprises locales ont ou ont déjà eu des contentieux avec le club et ces dernières ont été systématiquement recalées. En deuxième lieu, les tarifs de certaines sociétés évoluant dans ce domaine sont hors de prix et au-dessus des moyens du club.

En troisième lieu, certains partenaires du club ont eu à se plaindre des services fournis par ces dernières. Tous ces éléments ont fait que l’USAP a eu à faire appel à des entreprises se trouvant en dehors du département.

En somme, ce contentieux a atteint un tel niveau qu’il n’est pas prêt à se terminer de sitôt.