Zika : les malformations congénitales bien plus fréquentes

Le virus Zika poursuit son bout de chemin avec les conséquences qu’on lui connait sur la santé fœtale. Récemment, plusieurs rapports de chercheurs convergent sur le fait que plusieurs bébés qui sont nés de mères infectés souffrent d’une anomalie à la naissance. Ce taux est estimé à 6% et constitue un chiffre assez élevé. Avant l’épidémie, cette proportion était de 0.3%. Zoom sur ce phénomène assez inquiétant.

Une hausse de 20 % de malformations

Après les nombreux qui ont été signalés au Brésil et en Martinique, les malformations congénitales de bébés qui sont nés de mères infectées par le virus ont augmenté de 20%. Un chiffre alarmant selon le laboratoire d’analyse médicale fort de France. Les autorités américaines, à travers le Centre de Contrôle et de prévention des maladies. En effet, les anomalies cérébrales telles que les microcéphalies ainsi que plusieurs autres affections pouvant affecter la formation du fœtus ont eu touché environ 6% des bébés nés de mères infectées par le virus. En 2013, c’est-à-dire avant l’apparition de ce virus sur le continent américain, la proportion de ce type d’anomalie était de 0.3%.

Le seul moyen de lutte : suivre les grossesses

Durant le mois de mars 2016, plusieurs chercheurs français ont pu se baser sur les données lors de l’épidémie de Zika en Polynésie française en 2013-2014 pour lancer une première étude sur les risques encourus par les femmes enceintes ayant contracté le virus. Résultat : elles étaient 1 sur 100 à mettre au monde un enfant présentant une malformation.

Pour réussir à établir ce niveau de fréquence, les chercheurs se sont basés sur plusieurs outils issus de programmes de surveillance de ces défauts congénitaux dans le Massachusetts, la Caroline du Nord ou encore la Georgie. En effet, dans ces états, environ 700 enfants nés avec plusieurs malformations y ont été recensés et les médecins ont rapidement pu faire le lien avec le virus Zika. Par la suite, les chercheurs ont pu comparer ces chiffres avec ceux du registre américain et ils ont trouvé que seulement que seulement 26 cas de malformation avaient été recensés sur plus de 400 grossesses. Ces données soulignent alors l’importance de surveiller sur l’ensemble du territoire toutes les grossesses suspectes afin d’éviter ce type de cas. Les autorités américaines continuent, pour leur part, à déconseiller aux femmes enceintes de se rendre dans certaines zones touchées par l’épidémie de Zika.